samedi 21 avril 2012

MDP 2012 : paroles de marathoniens (3/3)

Laurent au km 42

Avant d'avoir les impressions de Jean-Marc au Mont Saint-Michel dans moins d'un mois, voici les 2 derniers récits de notre paroles de marathoniens avec Laurent et moi.

Laurent est un copain d'enfance et c'est avec lui que j'ai fait mes premières armes en course à pied, c'est lui qui m'a donné les premiers conseils et qui m'a donné envie de persévérer. La petite anecdote récurrente au marathon de Paris avec Laurent, quand on se rate au départ, on se retrouve dans la course parmi les 35 000 coureurs... et je crois que c'est arrivé 4 fois dont cette année où il m'a doublé au km 35 !

Laurent 7e marathon, (7e Paris), 3h54 :


Donc, en ce qui me concerne, 7ème marathon de Paris : temps réel : 03h54"08.

Bien que je ne sois qu'à 38 secondes de mon record (MDP 2011), je suis très satisfait de ma "performance" car je ne pensais pas être capable de descendre sous les 04h00 cette année.

Le pourquoi : une mauvaise préparation par manque de motivation, et une seule sortie longue de 02h20 il y a 1 mois ½ à Pau avec Pascal ... le 03 Mars !!! Le reste de ma préparation, des sorties de 01h00 à 01h30 trois à quatre fois par semaine en endurance active !!! (pas de plan particulier, pas de résistance dure ...) et un peu de vélo …sur home-trainer.

Maintenant, je pense que ce temps a été possible grâce aux conditions météorologiques (idéales pour moi) ainsi qu’à un  régime de quatre semaines qui m’a permis de passer de 108 à 102 kg, (sans oublier mes sorties quotidiennes tout au long de l’année).



Sinon, on avait prévu avec Pascal de rester ensemble le plus longtemps possible (objectif de 04h00 tous les deux) mais on s’est « perdu » au 15ème km.  Je pense qu’on est parti trop vite d’autant que nous avions pris notre petit déjeuner à 07h15. J’ai ressenti les effets de la digestion facilement pendant 01h00 / 01h15. (j’ai compris, je ne le referai plus).

Pour revenir à la course, à partir du 18ème km, premières douleurs au niveau des cuisses. Je me suis dit : « Tiens jusqu’au semi et ensuite on verra !!!  Arrivé à la mi-course, je me suis donné comme objectif le 30ème km. Objectif atteint en 02h45 !!! Là j’ai pensé  qu’il était possible de finir ce marathon sous la barre des 04h00 … On connait la suite : 03h54  . Finalement, pas trop de souci, les douleurs étaient supportables et m’ont permis de tenir jusqu’à l’arrivée. Au niveau cardio, le « top » : Je pense que j’aurais pu continuer à ce rythme encore quelques kilomètres.

Pour l’ambiance, comme d’habitude, très chaleureuse, beaucoup de monde tout au long du parcours. Très heureux d’avoir vu « Antoine & Co » Bd Bourdon puis Porte Dauphine (J’en ai eu la chair de poule). Très heureux également de t’avoir vu au 37ème km même si j’aurais préféré que tu puisses terminer les cinq derniers kilomètres à mes côtés.

Pour terminer, malgré les douleurs aux cuisses, c’est le 1er Marathon que je finis aussi   « frais » sans me dire  « Plus jamais ». L’an dernier les deux derniers kilomètres furent très éprouvant. Cette année,surprise, pas de mur !!!

Aujourd’hui,  l’envie de recourir est déjà présente. Je voulais faire une coupure de 15 jours afin de bien me reposer mais çà va être dur. (enfin on verra).

Pour info, je vous donne rendez-vous l’an prochain (pour passer sous la barre des 03h45).

Ce que je pense changer : Comme lors de mes 1er marathons, je viendrai à Paris le jour même (Petit-déjeuner vers 04h30 – 05h00 pour un départ de St-Quentin vers 05h30). La nuit sera meilleure à domicile et la digestion sera complète au départ. Je viendrai chercher mon dossard le Jeudi. (Venir le chercher le Samedi est très fatigant et stressant vu le monde : bcp de station debout où l’on piétine, + le métro + l’hôtel … impossible de se reposer).
Olivier & Jean-Marc au km 5
 

Olivier, 8e marathon (7e Paris), 3h55 :

Énorme satisfaction cette année, c'est le marathon où j'ai fini le plus frais. Certes, j'arrive à 10' de mon objectif mais le fait de ne pas avoir sombré complètement dans les derniers km et d'avoir gardé un super mental pendant toute la course est pour ma part, l'élément le plus important !

J'ai eu la chance aussi d'avoir eu un lièvre de luxe pendant la première moitié de la course. En effet, Jean-Marc qui prépare le marathon de la baie du Mont St-Michel a fait les 25 premiers km comme entraînement. Il a couru au même rythme que moi et m'a accompagné jusqu'au semi. Un grand MERCI à lui :-)


Sur cette première partie, j'étais très, très bien et je ne voyais pas passer les km (je l'ai même fait remarquer à Jean-Marc). 3 petits points noirs tout de même le froid au départ (obligé de prendre un coupe vent abandonné sur la ligne de départ et de courir les premiers km avec) au km 2, je me suis pris un touriste japonais qui a traversé devant nous et du km 7 au km 10, j'ai eu un petit échauffement et des fourmillements dans le pied droit mais, comme par magie, ça s'est arrêté tout seul après le 10e.


Donc jusqu'au semi, une course de rêve puis je perds Jean-Marc qui coupe son effort toutefois je retrouve aussitôt au km 23, Nat, Els, Antoine et Nathalie (il y en avait 2) sur le bord de la route. Je suis super bien et leurs encouragements renforcent le mental d'acier que j'ai ! Par contre, une douleur au niveau du ventre commence à poindre. C'est comme une crampe d'estomac. 

La cause ? 

Les gels ? L'eau trop fraîche au ravito ? Toujours est-il, que ma fréquence cardiaque prend 5 pulsations en quelques km. D'une part, je n'arriverai plus à la faire descendre et d'autre part, je n'arriverai plus à avaler un seul gel jusqu'au bout. Je m'accroche même si la douleur me fait ralentir. J'étais sur le début de la course à 85% de la fréquence cardiaque maximum (FCM), cette fois, je suis au bord de la rupture à près de 90% de la FCM. Je passe à partir du km 26 de 5'20" au km à 5'40".


La 2e vague de supporters (Yves, Annick, Agnès, Guillaume et Marc) au km 30 me redonne de l'énergie. Je suis toujours concentré sur ma course et je ne craque pas même si cette maudite douleur ne part pas.


Les 12 derniers km sont probablement les 12 derniers km de marathon les moins difficiles que j'ai eu à courir jusqu'à maintenant (l'inverse de l'an dernier et de New York où j'étais en détresse totale). Tout au mental, même si ma vitesse est plus proche sur les 7 derniers km de 6'/km donc un vrai ralentissement. Les jambes sont lourdes, le bide me fait encore mal mais le mental me fait avaler les km avec une certaine facilité. Bien sûr, je n'ai plus les mêmes sensations que sur la 1ère moitié de course, les km sont "plus longs" (je mets 40" de plus par km) mais je suis frais et j'ai bien la fin du parcours en tête (j'étais allé reconnaître les 20 derniers km à l'entraînement), parcours dans le Bois de Boulogne que je n'aime pas d'habitude (trop de souffrance sur les précédentes course et pas assez de public). Je me fais doubler par Laurent à 5km de l'arrivée et même si je n'arrive pas à le suivre, je suis content d'avoir quelqu'un que je connais et je ne prends pas un coup de bambou par ce doublement.


Les jambes deviennent très lourdes sur les derniers km, je continue de m'accrocher. Je pense à mes supporters au km 42, je pense au franchissement de la ligne et je me trouve frais mentalement, très lucide alors que c'est plutôt le blackout à cet endroit habituellement. 

Pourquoi arrive-t-on à courir le dernier km plus vite que les précédents alors qu'on est à bout physiquement ? Les supporters à 200m du but font un bien fou et je peux apprécier ces derniers hectomètres comme il se doit !


Heureux d'avoir franchi la ligne et envie de recommencer bientôt ! J'espère accrocher les 3h45 la prochaine fois avec un negative split avant de m'attaquer dans 2-3 ans à mon record de 3h41. 

Retrouver tout le monde à l'arrivée, coureurs et supporters, quel bonheur ! Que dire de la première bière juste après ;-)

Voilà se termine Paroles de marathoniens sur la 36e édition du marathon de Paris. J'espère que nous aurons le témoignage de Jean-Marc après le Mont St-Michel.


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